Interview artiste EPHEMERIA

Interview Feila

INTERVIEW FEILA

  1. Pourrais-tu te présenter ?
    Je m’appelle Laura mais mon nom d’artiste est Feila et j’ai 26 ans. Je viens de la Haute-Savoie même si aujourd’hui je vis en Champagne, près de Reims. Je suis née avec un crayon dans la main et le dessin fait naturellement parti de moi. Je me suis toujours sentie différente, comme si il y avait quelque chose de pas normal chez moi.  Et puis un jour, j’ai mis un nom sur ce sentiment : l’hypersensibilité. Cette « faculté » (que j’avais toujours portée comme un fardeau jusqu’à maintenant) fait que je ressens tout de façon démesurée. J’ai toujours eu énormément d’empathie, surtout envers les animaux dont je me suis toujours sentie plus proches que des humains.
  2. Pourrais-tu présenter ton univers artistique ?
    J’ai mis longtemps à trouver mon univers artistique. Je dirais aujourd’hui qu’il est le reflet de mes pensées et convictions : vivant, écologique, sauvage et naturel.
  3. Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir artiste peintre ?
    Franchement… mon rapport à la peinture est tellement complexe que je ne saurais pas répondre à la question. J’ai toujours fait un blocage avec la peinture. Ca doit faire 6-8 mois que « je joue du pinceau ». J’ai toujours considéré la peinture inaccessible pour moi. Je pensais pas avoir le niveau artistique pour prétendre peindre. J’ai eu comme un déclic il y a quelque mois, en essayant l’acrylique et enfin, j’ai découvert l’huile… et je suis tombé sous le charme !
  4. Peux-tu nous parler de tes sources d’inspiration ?
    Au quotidien : les animaux et la nature qui m’entoure, mon chien que j’ai recueilli bébé à la SPA, les livres et documentaires en rapport avec notre planète. En terme d’artistes, j’ai découvert Sandrot lorsque j’ai commencé à publier mes peintures sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnes commentaient en disant que mes tableaux leur faisaient penser au style de Sandrot. Alors, intriguée, je suis allez voir. Et en effet ! Aujourd’hui je la considère comme « mon maître artistique » même si je n’ai pas encore eu la chance de la rencontrer.
  5. Peux-tu nous parler de tes techniques ?
    Je n’aime pas le neuf et le commun du coup je fais tout le contraire : je fouille dans des endroits abandonnés jusqu’aux déchèteries pour trouver LE support qui mérite d’être sauvé. Du vieux plateau de bois à la grande plaque de métal rouillée, je récupère des matériaux abîmés et délaissés pour leur redonner une seconde vie. Avec mon compagnon, nous retravaillons ces matériaux et fabriquons le châssis adapté pour que je puisse peindre. Il y a donc tout un travail en amont de la peinture et toute les œuvres sont faites « maison ».  J’utilise principalement de la peinture à l’huile que je dilue à l’essence de térébenthine mais parfois, on peut retrouver des traces de bombe, peinture de chantier ou même d’encre à tatouage (pour ne pas jeter ce qui me reste dans mes petits pots). En gros ma technique c’est la récup’ 
  6. Pourquoi as-tu cet attachement à la peinture animalière ?
    A travers mes peintures, je me bats pour les animaux et les espèces menacées. Je veux être leur porte-parole, pour que leurs messages et cris d’alerte soient entendus. J’aimerai que nous les voyons, les entendions et que dans un élan d’amour et de solidarité, nous agissions pour les sauver
  7. Que signifie ‘artiste engagé’ selon toi ?
    Je pense que chaque artiste est engagé puisque l’art est le reflet de nous-même, donc, de nos convictions en général.
  8. Selon toi, de quelle manière l’ART peut contribuer à la protection de la planète ?
    En faisant passer un message. Pour ma part, je donne la parole aux animaux que je peins et d’une manière matérielle, je reverse une partie de mes bénéfices aux associations que je supporte.
  9. Pourquoi as tu décidé de rejoindre l’association Free Spirit et son projet EPHEMERIA ?
    L’opportunité de participer au projet EPHEMERIA se traduit par la concrétisation  de mon engagement. Quand l’association Free Spirit m’a contacté, ce fut la récompense à l’acharnement que j’ai consacré à mon travail : créer, s’exprimer, participer, aider, sauver.
  10. Où est-ce que tu t’imagines dans 10 ans ?
    J’ai arrêté de m’imaginer dans le future. Je préfère penser à ce que je peux faire maintenant. Par contre, j’aimerais que dans 10 ans, l’on se dise que nous avons échappé à la 6ème extinction et que les chiffres inquiétant concernant la situation de notre planète ne soient plus qu’un mauvais souvenir.
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